Le travail d’indexicalisation d’un journal
Le travail d’indexicalisation, la table alphabétique et analytique sont des outils qui permettent de réunir des faits, observations réflexions ayant trait au même objet.Cela demande une prise de distance. Le journal est considéré alors comme point de départ, comme corpus dont on cherche à faire l’analyse.
Il existe une différence entre l’index thématique et la table analytique. L’index ne prend en considération que les occurrences des mots utilisés. Il ne fonctionne pas pour les thèmes traités.L’auteur de la table analytique doit donc réfléchir pour construire lui-même cette table réflexive.(p84)
MA Julllien « il faut savoir diviser et réunir pour créer »
« Prendre isolément chacun des faits et des éléments d’une science, pour les associer et les coordonner. Les deux grandes méthodes d’analyse et de synthèse qu’on a trop employées séparément au lieu de les combiner . »
L’indexicalisation demande une extériorité et en même temps une intériorité(p85).
A la lecture d’une table alphabétique on s’aperçoit du sens a travers les thématiques qui s’en dégagent. Ce travail se fait par plusieurs lectures du texte, par approximations successives.Cela doit se faire dans une période rapprochée pour que l’on ait toujours à l’esprit le concept unificateur d’un même type de problème abordé.
Le diariste veut d’abord raconter au jour le jour ses trouvailles. Dans le journal ethnosociologique, l’auteur écrit pour l’autre. L’effort d’objectivation du journal que constitue la construction de la table alphabétique et analytique permet de sortir du confort de l’écriture journalière. Il est bon de limiter, dès le départ, sa pratique dans le temps
Le journal ethnosociologique se veut un journal ciblé, centré autour d’une problématique qui se précise, certes ,au fur et à mesure de son écriture, mais qui est tout de même posée au départ.
tiré de la fiche de lecture de :
La pratique du journal, l’enquete au quotidien.
Hess Remi, 1998.